Maladies des chats

Les virus

 

Calicivirus : 

Le calicivirus est un virus avec une forte capacité de mutation. Il existe donc différentes souches responsables de maladies pulmonaires, articulaires et neurologiques, ainsi que de gingivo-stomatite chronique féline et coryza.

Le chat peut être porteur sain et ne jamais déclarer de maladies, mais il restera contagieux tout de même pour son environnement. La transmission se fait essentiellement par les sécrétions nasales, oculaires et salivaires, soit par contact direct, soit dans le milieu (sur les gamelles…)

Il n’existe pas de traitement contre le virus en lui-même, mais l’utilisation d’antibiotiques et de corticoïdes pourra aider l’animal à lutter contre les infections et retrouver un minimum d’appétit. Le vaccin n’empêche ni la contagion, ni la déclaration de maladies, mais peut rendre celles-ci moins intenses. Le meilleur moyen consiste à isoler l’animal malade le temps de poser un diagnostic et le soigner jusqu’à guérison. Il pourra tout de même excréter le virus encore pendant plusieurs semaines. 

 

 La gingivo-stomatite : 

gingivo   Les animaux touchés par cette maladie présenteront des ulcères et rougeurs au fond de la gorge, sur la langue, les joues et parfois même sur les lèvres et le nez. A cause de la douleur, ils ne se laveront plus et auront un pelage sale et terne, auront des difficultés à manger et maigriront. Ils pourront également baver et avoir mauvaise haleine.
Le traitement sera à base d’antibiotiques et anti-inflammatoires pour soulager les douleurs et l’extraction des dents atteintes sera souvent proposée.

 

Le coryza  : 

A l’origine du coryza, trois virus peuvent être en cause : un calicivirus, un herpès virus ou un troisième beaucoup plus bénin.
Les symptômes ne seront pas les mêmes selon le virus.

coryza   Le calicivirus provoque des larmoiements, un nez qui coule, de la fièvre, ainsi que des atteintes buccales (rougeurs et/ou ulcères). 
L’herpès virus est responsable d’une infection des voies respiratoires.
Il provoque des éternuements, un nez qui coule, des larmoiements importants, toux et éternuements, parfois même une conjonctivite.


Les malades peuvent garder une forme chronique de coryza dans les cas les plus importants.

Il ne faut pas le confondre avec d’autres affections respiratoires plus bégnines telles que les bronchites, rhinites, laryngites… assez nombreuses en hiver.

Le coryza se soigne grâce à un traitement à base d’antibiotiques et d’inhalations. Il n’est pas très grave s’il est pris à temps. Dans le cas contraire, et surtout chez les chatons et vieux chats, il peut être mortel si l’animal ne se nourrit et ne s’abreuve pas pendant un certain temps (la perte de l’odorat empêche le chat de trouver sa nourriture appétente).

Il existe un vaccin qui ne protège pas l’animal entièrement mais il lui permettra d’être plus fort en cas de contagion. 

 

Coronavirus :

Le coronavirus est responsable d’une infection digestive chez le chat  et passe souvent inaperçu, voir provoque petites diarrhées et vomissements. Une réhydratation par perfusion est parfois nécessaire si l’animal est déshydraté. Dans ce cas, le virus est bénin, même si l’infection est chronique. La majorité des chats sera un jour ou l’autre, atteinte par ce virus.

La contagion se fait essentiellement par l’excrétion dans les selles de l’animal malade. Certains animaux arrivent à guérir mais ils peuvent être de nouveau contaminés s’ils partagent leur territoire avec des chats malades. Pour réduire cette contamination, il faut nettoyer les litières régulièrement avec de la javel et les sols avec un détergeant puisque le virus résiste peu dans l’environnement.

Dans 5% des cas, ce virus mute sans que l’on ne sache réellement pourquoi (stress, âge, baisse de l’immunité, génétique ?) et provoque la péritonite infectieuse féline (PIF) qui est une maladie mortelle. Aucun traitement n’existe et le mieux est de soulager la fin de vie de l’animal qui souffre.

Deux formes de cette maladie existent : la forme sèche (le virus ne produit pas de liquide et se dissémine dans de nombreux organes) et la forme humide (production de liquide qui va s’accumuler dans l’abdomen ou le thorax). Les symptômes sont très variés mais inclus perte d’appétit, anorexie, apathie, différentes atteintes oculaires, nerveuses, …

 

FIV – syndrôme d’immunodéficiense acquise – dit SIDA du chat:

sidaBeauty,
minette FIV adoptée au refuge en 2015
  Le FIV est un virus qui se transmet seulement entre chats par voie sexuelle, lors de la gestation ou par morsure très sévère avec un contact sang/salive. Il reste à l’état latent pendant de très nombreuses années et permet à la plupart des animaux contaminés de vivre une vie tout à fait normale.
Pour protéger son animal et les autres, il est recommandé de garder une vaccination à jour pour éviter toute maladie susceptible de rendre l’animal malade plus rapidement à cause d’un système immunitaire plus faible, ainsi que de ne pas le laisser sortir pour éviter les contaminations de chats sains et les germes pouvant l’infecter.
Si l’animal n’est pas bagarreur et qu’il est castré, il y a peu de risques de contamination puisque le virus ne vit que très peu de temps dans le milieu extérieur.

Aucun traitement n'existe mais un animal peut rester porteur sain toute sa vie. Il existe cependant un risque d’espérance de vie réduite si la maladie se déclare.

 

Leucose :

C’est un virus proche du FIV dans le sens où après contamination, il peut rester latent pendant des années. Puis lorsque la maladie se déclare, l’animal est immunodéficient et il est plus sensible aux infections. Il peut également présenter une anémie persistante. 

Contrairement au FIV cependant, la transmission se fait par différentes voies ; sang, salive, urine… mais il résiste également peu de temps dans l’environnement.

Un vaccin préventif existe contre ce virus.

 

Typhus ou panleucopénie :

C’est une maladie due à un virus, qui se rencontre surtout chez les chatons. Elle est très contagieuse et peut se transmettre par contact direct ou indirect (par les gamelles, les litières, virus transporté sous les semelles…)

L’animal perd l’appétit, est apathique, vomit et a de fortes diarrhées qui le déshydratent. Le traitement consiste à réhydrater l’animal et le nourrir, généralement par perfusion, et la guérison dépend totalement de l’état de l’animal.

Elle peut être évitée grâce à une vaccination préventive de l’animal dès ses deux mois.



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