Maladies des chats

Cet article ne se substitue pas à un avis médical. 

Seul votre vétérinaire sera compétent pour déterminer
la maladie de votre animal et le soigner.
 

Vous trouverez ici de manière très synthétique, les problèmes les plus courants que le chat peut rencontrer durant sa vie. 

Chat qui éternue Rhume, bronchite, coryza, allergie…
Chat qui maigrit Ulcères dans la bouche, stomatite, problèmes rénaux, typhus, diabète…
Diarrhées Coronavirus, typhus, problèmes intestinaux, changement d’alimentation…
Vomissements Purge, empoisonnement, coronavirus, vers…
Ventre dur et gonflé Vers…
Ventre et/ou thorax gonflé PIF…
Chat qui grossit Mauvaise alimentation, manque d’exercice…
Chat qui se gratte Parasites, teigne, gale d’oreille…
Yeux qui pleurent Conjonctivite, chlamydiose, allergie, rhume, coryza…
Chat qui bave Ulcères, stomatite, réaction à l’ingestion d’un médicament ou empoisonnement…
Chat qui boit beaucoup Diabète, insuffisance rénale, problème de thyroïde…

 


Les parasites et champignons

 

Les puces :

Ce sont de petits insectes de quelques millimètres qui vivent dans le pelage de votre animal. Elles se retrouvent sur toutes les espèces et se reproduisent très rapidement. Si votre chat en a attrapé, il va se gratter très fréquemment et des crottes de puce seront visibles dans son pelage (petits grains noirs devenant rouges dans un peu d’eau). Certains animaux peuvent déclarer une allergie et auront des problèmes de peau suite à cela. Les puces sont également vectrices du ténia (ver qui provoque des troubles digestifs)

Il existe de nombreux traitements contre les puces avec des formes variées : poudres, shampoings, pipettes, …  

Les tiques :

Ce sont de petits acariens qui se nourrissent du sang de l’animal. Comme les puces, ils se retrouvent sur toutes les espèces. Sans gravité en eux-mêmes, ils peuvent transmettre des maladies graves à nos compagnons. Il faut les retirer doucement par un mouvement rotatif à l’aide d’un crochet spécial ou d’une pince à épiler pour les plus habiles et veiller à enlever la tête noire également et pas seulement le corps. Ensuite s’en débarrasser et désinfecter la plaie. 

Les aoûtats :

Ce sont de minuscules parasites qui se fixent là où la peau de l’animal est fine et provoquent de petits points rouges entrainant des démangeaisons, mordillements et lèchements. La plupart des antiparasitaires sont efficaces contre eux. 

La gale d’oreille :

gale   C'est un acarien qui vit dans les oreilles de nos compagnons.
L’intérieur de l’oreille est empli de cérumen marron foncé ou noir.
Si elles sont très sales, des produits spécifiques existent pour les nettoyer.
Lorsque cela n’est pas pris à temps, l’animal peut déclarer une otite ou avoir des complications.

  

La teigne :

teigne   C’est un champignon qui provoque une mycose. Il est transmissible à toutes espèces dont l’Homme (femmes et enfants étant plus sensibles à cela) soit par contact direct, soit indirectement par des tissus par exemple. Les lésions sont circulaires, provoquent une dépilation et sont de couleur rouge chez l’Homme. Elles sont fréquemment localisées sur le nez du chat, le bas du dos, la tête et le bout des pattes. Parfois elles s’accompagnent de démangeaisons. Le traitement est un antifongique à donner par voie orale ou à appliquer localement. Ce n’est pas grave mais souvent ennuyeux et contraignant car contagieux. 

 


Les maladies

 

Cystite :

C’est un terme désignant une inflammation de la vessie et qui regroupe différentes affections de celle-ci. Le chat éprouve des difficultés à uriner, peut avoir quelques douleurs lors de la miction, et quelques saignements peuvent apparaître. Dans tous les cas, un traitement existe pour résoudre ce problème (alimentation spécifique, traitement médical ou chirurgie dans le cas de calculs) 

 

Insuffisance rénale :

C’est une maladie qui affecte les reins ; ceux-ci ne sont plus en mesure d’éliminer les déchets et entraîne une détérioration de la santé de l’animal.

Les premiers symptômes sont une consommation accrue d’eau et une quantité plus importante d’urine.

Elle peut être aiguë ; les symptômes apparaissent brutalement et sont la conséquences de certaines maladies, empoisonnements… Dans ce cas, un traitement devra être mis en place très rapidement pour éviter la destruction du rein

Elle peut être chronique ; le rein se détériore petit à petit de manière irréversible. Au fur et à mesure de l’accumulation de toxines dans l’organisme, l’animal sera de plus en plus difficile sur la nourriture, maigrira, pourra vomir et avoir des diarrhées. On peut observer aussi une anémie et un pic d’urée dans le sang. Le traitement pourra prolonger la vie du chat pour qu’il vive de manière confortable mais ne le guérira pas. Il faudra également qu’il ait une alimentation spécifique.

 

Diabète :

C’est une maladie provoquée par un manque d’insuline qui entraîne une incapacité du corps à assimiler correctement le glucose. Le chat boira et urinera plus fréquemment et maigrira malgré le fait qu’il mange correctement. Le traitement à base d’injections d’insuline couplé à une alimentation spécifique permettra à l’animal de vivre correctement durant plusieurs années. S’il est en surpoids, il est préférable de le faire maigrir pour lui permettre de récupérer un poids sain. 

 

Chlamydiose :

Le chat va déclarer une conjonctivite qui peut s’étendre aux deux yeux. Il y aura des larmoiements et éventuellement une paupière rouge et gonflée. C’est une maladie très contagieuse qui se transmet par contact entre les chats.

Un traitement existe mais il peut être long. Le mieux est d’agir en préventif grâce à un vaccin qui est généralement couplé avec celui du coryza et du typhus.

 


Les virus

 

Calicivirus : 

Le calicivirus est un virus avec une forte capacité de mutation. Il existe donc différentes souches responsables de maladies pulmonaires, articulaires et neurologiques, ainsi que de gingivo-stomatite chronique féline et coryza.

Le chat peut être porteur sain et ne jamais déclarer de maladies, mais il restera contagieux tout de même pour son environnement. La transmission se fait essentiellement par les sécrétions nasales, oculaires et salivaires, soit par contact direct, soit dans le milieu (sur les gamelles…)

Il n’existe pas de traitement contre le virus en lui-même, mais l’utilisation d’antibiotiques et de corticoïdes pourra aider l’animal à lutter contre les infections et retrouver un minimum d’appétit. Le vaccin n’empêche ni la contagion, ni la déclaration de maladies, mais peut rendre celles-ci moins intenses. Le meilleur moyen consiste à isoler l’animal malade le temps de poser un diagnostic et le soigner jusqu’à guérison. Il pourra tout de même excréter le virus encore pendant plusieurs semaines. 

 

 La gingivo-stomatite : 

gingivo   Les animaux touchés par cette maladie présenteront des ulcères et rougeurs au fond de la gorge, sur la langue, les joues et parfois même sur les lèvres et le nez. A cause de la douleur, ils ne se laveront plus et auront un pelage sale et terne, auront des difficultés à manger et maigriront. Ils pourront également baver et avoir mauvaise haleine.
Le traitement sera à base d’antibiotiques et anti-inflammatoires pour soulager les douleurs et l’extraction des dents atteintes sera souvent proposée.

 

Le coryza  : 

A l’origine du coryza, trois virus peuvent être en cause : un calicivirus, un herpès virus ou un troisième beaucoup plus bénin.
Les symptômes ne seront pas les mêmes selon le virus.

coryza   Le calicivirus provoque des larmoiements, un nez qui coule, de la fièvre, ainsi que des atteintes buccales (rougeurs et/ou ulcères). 
L’herpès virus est responsable d’une infection des voies respiratoires.
Il provoque des éternuements, un nez qui coule, des larmoiements importants, toux et éternuements, parfois même une conjonctivite.


Les malades peuvent garder une forme chronique de coryza dans les cas les plus importants.

Il ne faut pas le confondre avec d’autres affections respiratoires plus bégnines telles que les bronchites, rhinites, laryngites… assez nombreuses en hiver.

Le coryza se soigne grâce à un traitement à base d’antibiotiques et d’inhalations. Il n’est pas très grave s’il est pris à temps. Dans le cas contraire, et surtout chez les chatons et vieux chats, il peut être mortel si l’animal ne se nourrit et ne s’abreuve pas pendant un certain temps (la perte de l’odorat empêche le chat de trouver sa nourriture appétente).

Il existe un vaccin qui ne protège pas l’animal entièrement mais il lui permettra d’être plus fort en cas de contagion. 

 

Coronavirus :

Le coronavirus est responsable d’une infection digestive chez le chat  et passe souvent inaperçu, voir provoque petites diarrhées et vomissements. Une réhydratation par perfusion est parfois nécessaire si l’animal est déshydraté. Dans ce cas, le virus est bénin, même si l’infection est chronique. La majorité des chats sera un jour ou l’autre, atteinte par ce virus.

La contagion se fait essentiellement par l’excrétion dans les selles de l’animal malade. Certains animaux arrivent à guérir mais ils peuvent être de nouveau contaminés s’ils partagent leur territoire avec des chats malades. Pour réduire cette contamination, il faut nettoyer les litières régulièrement avec de la javel et les sols avec un détergeant puisque le virus résiste peu dans l’environnement.

Dans 5% des cas, ce virus mute sans que l’on ne sache réellement pourquoi (stress, âge, baisse de l’immunité, génétique ?) et provoque la péritonite infectieuse féline (PIF) qui est une maladie mortelle. Aucun traitement n’existe et le mieux est de soulager la fin de vie de l’animal qui souffre.

Deux formes de cette maladie existent : la forme sèche (le virus ne produit pas de liquide et se dissémine dans de nombreux organes) et la forme humide (production de liquide qui va s’accumuler dans l’abdomen ou le thorax). Les symptômes sont très variés mais inclus perte d’appétit, anorexie, apathie, différentes atteintes oculaires, nerveuses, …

 

FIV – syndrôme d’immunodéficiense acquise – dit SIDA du chat:

sidaBeauty,
minette FIV adoptée au refuge en 2015
  Le FIV est un virus qui se transmet seulement entre chats par voie sexuelle, lors de la gestation ou par morsure très sévère avec un contact sang/salive. Il reste à l’état latent pendant de très nombreuses années et permet à la plupart des animaux contaminés de vivre une vie tout à fait normale.
Pour protéger son animal et les autres, il est recommandé de garder une vaccination à jour pour éviter toute maladie susceptible de rendre l’animal malade plus rapidement à cause d’un système immunitaire plus faible, ainsi que de ne pas le laisser sortir pour éviter les contaminations de chats sains et les germes pouvant l’infecter.
Si l’animal n’est pas bagarreur et qu’il est castré, il y a peu de risques de contamination puisque le virus ne vit que très peu de temps dans le milieu extérieur.

Aucun traitement n'existe mais un animal peut rester porteur sain toute sa vie. Il existe cependant un risque d’espérance de vie réduite si la maladie se déclare.

 

Leucose :

C’est un virus proche du FIV dans le sens où après contamination, il peut rester latent pendant des années. Puis lorsque la maladie se déclare, l’animal est immunodéficient et il est plus sensible aux infections. Il peut également présenter une anémie persistante. 

Contrairement au FIV cependant, la transmission se fait par différentes voies ; sang, salive, urine… mais il résiste également peu de temps dans l’environnement.

Un vaccin préventif existe contre ce virus.

 

Typhus ou panleucopénie :

C’est une maladie due à un virus, qui se rencontre surtout chez les chatons. Elle est très contagieuse et peut se transmettre par contact direct ou indirect (par les gamelles, les litières, virus transporté sous les semelles…)

L’animal perd l’appétit, est apathique, vomit et a de fortes diarrhées qui le déshydratent. Le traitement consiste à réhydrater l’animal et le nourrir, généralement par perfusion, et la guérison dépend totalement de l’état de l’animal.

Elle peut être évitée grâce à une vaccination préventive de l’animal dès ses deux mois.


 

Soigner son chat naturellement 

 

 

Les hydrolats :

Ce sont des extraits de plantes ou de fleurs obtenus par distillation à la vapeur d’eau. Très doux, ils peuvent parfaitement être utilisés pour nos compagnons. L’hydrolat de lavande par exemple, sert de répulsif pour les parasites comme les puces, celui de bleuet est idéal pour nettoyer leur yeux, etc

 

Les huiles essentielles :

C’est la partie huileuse qui flotte au-dessus de l’hydrolat après distillation. Elle est très concentrée et extrêmement puissante. Les chats n’ont pas l’enzyme hépatique nécessaire pour transformer et éliminer certaines de ces huiles donc il vaut mieux ne pas les utiliser sans avis médical.

 

Les huiles et beurres végétaux :

Ils peuvent être très intéressants en usage externe dans le cas d’une plaie à hydrater ou en voie interne pour aider le transit. Le germe de blé permet d’obtenir un beau pelage, l’huile de coco peut aider à réparer les coussinets abîmés, l’huile de neem sert de répulsif à parasites…

 

L’aloé véra :

Ce gel est parfait pour aider les plaies à cicatriser.

 

L’extrait de pépins de pamplemousse :

C’est un parfait stimulant pour les défenses immunitaires. Il faut compter 15 gouttes dans 25 cL d’eau. 

 

L’argile verte ou blanche :

Sert en usage externe comme cataplasme pour les plaies ou en usage interne pour réduire les diarrhées et les maladies intestinales. La mélanger avec de l’eau et laisser reposer puis mettre la gamelle à disposition pour que le chat puisse boire l’eau surnageant. Une cure d’argile par voie interne est possible mais prendre un avis médical car il faut habituer l’animal petit à petit.

 

Les graines de courge :

Elles ont une action vermifuge d’efficacité modérée.

 

Levure de bière :

Idéale pour donner un beau poil à l’animal et l’aider à combattre les infections.

 

Spiruline :

Excellent stimulant pour le système immunitaire, elle permet également d’accroître l’énergie. 

Cette liste est non exhaustive et ne détaille pas la posologie. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre vétérinaire pour tout détail complémentaire.

 

 

 

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