Droit de réponse
Une petite au point suite à l’article de Charente libre du 4 juillet 2025
Suite à la parution d’un article dans le journal Charente Libre, où majorité des propos cités semblent être d’une origine majoritairement unique et partiale. Voici le droit de réponse de la présidente du Refuge de l’Angoumois aux propos évoqués.
En effet on peut parler d’aberrations quand des individus s’obstinent à critiquer, à vouloir la mort d’une association de protection animale et à l’affubler de tous les maux une fois de plus. On va faire un petit rappel pour ceux qui ne se souviennent pas ou ne savent pas (ou qui trouvent intellectuellement apaisant de croire la belle histoire du gentil syndicat mixte de la fourrière et du vilain refuge). Le pourquoi du début des discordes avec le syndicat mixte de la fourrière, qui ont en effet commencé après que trois chats aient été envoyés à la mort.

Une décision intolérable
Nous avons vu pleurer nos agents animaliers qui voyaient partir à la mort 3 chats adorables qui étaient en fin de délai fourrière. Ces trois chats ont été emmenés par l’agent du syndicat mixte de la fourrière, chez un vétérinaire qui a osé me dire lors de mon appel téléphonique pour essayer de stopper cette horreur « c’est trop tard ils ont été euthanasiés mais ils étaient gentils » bien sûr qu’ils étaient gentils mais ils ont été tués à cause d’une décision intolérable du syndicat mixte de la fourrière et tout particulièrement de son président. Quelle colère et désolation j’ai ressenties à l’écoute des mots de cette vétérinaire, une honte.
Tout ça pourquoi ? parce que le président du syndicat mixte de la fourrière a décidé que tous les chats FIV (séropositifs au sida du chat) du département seraient éradiqués y compris ceux capturés lors des campagnes de stérilisation. Alors qu’aucune loi n’oblige à cela, mais en Charente c’est autre chose ! Combien de chats ont été euthanasiés sur décision du syndicat mixte de la fourrière et d’un test rapide qui se révèle aussi parfois être un faux positif, combien de chats a-t-on tués alors qu’ils n’étaient en réalité pas positifs au FIV ou au Felv ? Nous en avons fait l’expérience donc on sait et l’on peut se permettre d’en parler.

Stop à l’euthanasie
Alors, peut être, verrez-vous le syndicat mixte de la fourrière 16 sous un autre jour si on vous précise qu’en 2023, avant que l’on dise stop à l’euthanasie de convenance, 42 chats FIV ont été euthanasiés par la seule volonté du syndicat mixte de la fourrière, UNE HONTE.
Et quelle méconnaissance en la matière, ils devraient se rapprocher des grandes fondations de protection animale qui leur expliqueraient ce qu’est le FIV, puisqu’ils n’ont jamais voulu nous écouter. Nous avons pourtant formulé des demandes pour faire un avenant à notre convention, mais le président n’a jamais rien voulu entendre, éradiquer les chats voilà son leitmotiv.
Et non ce n’est pas la présidente du refuge seule, mais tout un conseil d’administration, qui a décidé que les euthanasies de convenance demandées par le syndicat mixte de la fourrière, pour des chats FIV (et non ce ne sont pas des chats malades comme le prétend le président !) ne seraient plus acceptées.
Concernant la subvention du département il est fort regrettable d’apprendre que certains élus soient réticents à attribuer une subvention à un refuge tel que le nôtre. Mais bien entendu quand on entend toujours le même son de cloche des services d’État et du syndicat, « il y a des anomalies de ceci, il y a des anomalies de cela », il était alors facile de taper sur un refuge qui n’a jamais subi de contrôle, qui n’était même pas informé de certaines obligations, alors que le refuge a toujours fonctionné comme cela et que personne ne disait rien alors.
Mais du jour au lendemain, au lieu de nous accompagner et de nous conseiller, on s’est vu affubler de tous les maux sur la seule appréciation d’un agent d’état. Quand on pense que quand les anomalies relevées étaient corrigées, comme par enchantement cet agent d’état trouvait de nouvelles anomalies ! Allez faire un peu le tour de France vous verrez comment fonctionnent nos confrères, rappelons au passage que pour mettre certaines règles en place il faut des salariés, mais leur mission première c’est le soin aux animaux et non pas la paperasse, par ailleurs pour avoir des salariés il faut de l’argent, rappelons aussi qu’un refuge n’a pas une planche à billets et qu’il n’a pas un but lucratif!
Quelle belle occasion de nous massacrer.
On a compris leur volonté quand on voit que des confrères d’autres départements travaillent main dans la main avec les services d’état, ou bien quand on se compare à d’autres refuges qui n’ont pas à supporter les obligations qui sont les nôtres. On sait que différents services veulent la mort du Refuge de l’Angoumois, d’autant que l’on sait aussi que certains reluquent sur notre site depuis longtemps.
Quand on veut nuire tous les moyens sont bons
Concernant les élus du département, nous avons été choqués d’apprendre qu’ils s’étaient interrogés sur l’intérêt de voter une subvention pour le refuge de l’Angoumois l’un des plus grands de France. Mais nous constatons aussi que le Syndicat Mixte de la Fourrière est bien informé de ce qu’il se passe au Département, informé de la subvention qui nous a été attribuée alors que nous ne sommes pas encore, nous informés.
Le travail de sape qui est remonté jusqu’au Département a failli fonctionner car oui on le sait l’objectif c’est de nous retirer toutes les subventions pour nous voir agoniser. Croyez-vous qu’une telle attitude donne une bonne image des élus de Charente, que croyez-vous que pensent les administrés concernant la protection animale croyez-vous qu’ils défendront les élus plutôt que les animaux ? Les élus sont-ils conscients du nombre d’animaux accueillis, abandonnés en provenance du département Charente ?

Le refuge, une structure indispensable à tous
Sans nous où iraient les personnes qui abandonnent parfois pour des situations sans solution suite à des décès, des entrées en maison de retraite, etc, il semble aussi que l’on soit bien content de trouver le refuge, lors des retraits d’animaux pour maltraitance, ou pour prendre en charge les animaux de personnes suivies par les services sociaux du département qui n’ont plus capacité à s’occuper de leurs animaux, ou lorsque des chats sont trouvés accidentés et que les vétérinaires appellent le refuge pour demander une prise en charge financière, et que l’on accepte et ensuite qu’on les accueille.
Bon nombre d’élus, de fonctionnaires d’état, n’ont pas conscience de ce qu’est un refuge (loin des refuges flambants neufs que l’on voit à la télé, à méditer aussi par tous ceux qui critiquent, la télé c’est de la poudre aux yeux, où chaque séquence est mise en scène), et en particulier de ceux qui se sont appuyés sur les seuls propos du Syndicat Mixte de la Fourrière et d’un service qui fait la pluie et le beau temps en Charente, inutile de les citer au risque encore que la présidente du refuge se retrouve à la gendarmerie avec menace de garde à vue. Mais dans quel monde vit-on ? Comment peut on oser menacer une présidente bénévole d’un refuge animalier.
En tout cas on sait que dans notre département la protection animale n’est pas la priorité, à la différence d’autres départements où nos confères travaillent main dans la main avec les services d’État avec le même objectif : le respect de la vie animale.
Parlons finances, précisons tout de même que la gestion de la fourrière nous coûtait plus cher que ce qu’elle rapportait au vu des agents à rémunérer et aux frais de déplacements, quant aux subventions du syndicat rappelons aussi qu’il n’a versé aucune subvention en 2024 alors qu’on a assuré une mission pendant 10 mois.
Quand on parle finance
Quant à dire qu’on ne va pas demander aux maires et contribuables de payer pour le refuge, non bien entendu, ce n’est nullement une obligation, mais par contre on pourrait demander au contribuable, son avis sur les euthanasies pratiquées par le syndicat mixte de la fourrière 16 avec les deniers publics, et les frais faramineux engagés en procédure judiciaire à l’encontre du refuge, payés par le contribuable, on en parle ?????
Mais rassurez-vous bien heureusement des maires et contribuables de Charente, (que nous remercions chaleureusement) et même de la France entière, soucieux de la cause animale, et informés de notre éthique qui est de ne pas pratiquer d’euthanasies de convenance, versent en toute connaissance de cause des fonds au refuge pour nous aider au fonctionnement et à la survie des animaux abandonnés.
Il y aurait tant à dire sur la situation ubuesque qui dure depuis deux ans, un président du syndicat mixte de la fourrière 16, borné face à une présidente bénévole, d’association de protection animale qui ne lâche rien bien entendu quand il s’agit de sauver la vie de chiens et de chats, avec le soutien de ses collègues administrateurs du refuge, des salariés et des bénévoles.
Mais bien sur ça ne plait pas, que la présidente du Refuge de l’Angoumois ne lâche toujours rien, mais rappelons que c’est parce qu’ils nous menacent toujours d’euthanasier Bounty, Nala, Cindy, Jason et Get. 5 chiens adorables, pour lesquels nous sommes toujours en procédure, que le syndicat mixte de la fourrière n’a jamais voulu transférer au nom du refuge alors que ces chiens sont décatégorisés (par des professionnels), ce n’est donc pas le refuge qui affirme qu’ils ne sont pas de catégorie 1 mais des professionnels vétérinaires, indépendants, alors pourquoi demander encore de nouvelles diagnoses ?
Rappelons-le, là aussi payées par le contribuable. Ils n’ont jamais d’argent à nous donner quand il s’agit de prendre en charge des animaux de retrait que l’on garde en pension, mais quand il s’agit de mettre la pression sur notre refuge, là on trouve le financement, une aberration là aussi.
Quant à dire que les chiens sont identifiés au nom du syndicat mixte de la fourrière, en effet ils le sont mais en toute illégalité puisque le syndicat mixte de la fourrière n’a jamais été détenteur des chiens. Mais cela, le président du syndicat mixte de la fourrière se garde bien de l’expliquer à la presse. Voilà où nous en sommes à ce jour, nos 5 chiens sont maintenus en boxes depuis 2 ans pour certains, à cause du syndicat mixte de la fourrière 16 qui ne veut pas nous les céder.

La vie en box n’est pas une vie pour un animal
On pourrait parler de maltraitance là non ? Laisser des animaux en boxe en leur refusant une vie de famille c’est inhumain.
Alors que nos loulous pourraient vivre sans aucun problème en famille tant ils sont gentils ? Et oui gentils et doux ne vous en déplaise, mais bien sûr comme certains vétérinaires ne veulent pas se mouiller, ils sont considérés « catégorie 1 » au faciès uniquement, c’est une honte.
Alors oui on ne lâchera rien, malgré les menaces de différents services, et les menaces une fois de plus contre la présidente du Refuge de l’Angoumois, car la vie de 5 adorables chiens est en jeu, mais si ces messieurs dames les bureaucrates ne s’étaient pas obstinés à refuser de comprendre que ces 5 chiens ne sont pas de catégorie 1, preuve à l’appui, et ne méritent pas la mort, nous n’en serions pas là.
Alors voilà pourquoi en Charente, à présent nous en sommes là, depuis janvier 2025, sans fourrière chats et sans suffisamment de place pour les prises en charge de chiens en sortie fourrière.
Et ainsi donc des chiens de Charente sont envoyés dans d’autres départements, on aura tout vu et tout ça pourquoi ? Parce que le président borné du syndicat mixte de la fourrière n’a pas voulu céder des chiens sur un unique délit de sale gueule, accompagné dans cette décision par des services pour qui la protection animale n’a guère d’intérêt.
Et cela, en jouant sur la peur légitime que déclenchent quelques faits divers tragiques, mais avec une méconnaissance totale (ou la volonté délibérée de masquer ?) le résultat d’une expertise menée par un organisme d’État, l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), qui concluait en 2021 : « La race ne permet pas à elle seule de prédire l’agressivité d’un chien. A ce jour, aucune étude scientifique ne met en évidence un risque plus élevé de morsure par les chiens de catégories 1 et 2 dits « dangereux ». Les États-Unis, les Pays Bas ou l’Italie, qui avaient adopté des catégorisations similaires, les ont abandonnées après avoir constaté leur inefficacité dans la réduction du risque de morsure. »
Mais Monsieur le président du syndicat mixte de la fourrière et celles, et ceux qui le soutiennent dans son obsession mortifère en Charente, sont évidemment plus compétents que les experts de l’ANSES.
Alors qu’attendez-vous à présent pour transférer Bounty, Nala, Cindy, Jason et Get, qui ne sont pas catégorisés (comme stipulé sur l’I-CAD), au nom du refuge de l’Angoumois afin qu’ils puissent être adoptés, et qu’ils vivent enfin heureux en famille ?
Et qu’attendez-vous pour nous proposer une convention pour accueillir les chiens en sortie de votre fourrière ?
Nous ne sommes pas dupes, de vos actuelles petites manigances, car nous en sommes parfaitement informés. Malgré vos petits arrangements, vos pouvoirs, avec lesquels vous vous permettez de mettre en jeu la vie de notre refuge et de celles de nos chiens, nous ne lâcherons pas.
A trop user de vos pouvoirs… un jour la roue tourne …
Mais vous ne serez jamais à la hauteur de ces êtres doués de sensibilité, de conscience, d’intelligence et qui ne sont qu’amour. Chaque vie est précieuse et mérite d’être respectée et protégée, c’est notre mission.
Avec ténacité, courage, persévérance, on ne renoncera jamais…
Never give up…
Pour nous aider à prendre soin de nos animaux c’est par ici :
https://refugedelangoumois.fr/faire-un-don-ou-un-legs-au…



